CREATEUR, LIFESTYLE, RENCONTRES

RENCONTRES #08 ANNE LAURE, TISSERANDE

25/10/2015

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La rencontre avec Anne Laure s’est déroulée chez elle, à Charleville Mezières. C’est dans sa douce maison qu’elle travaille. Une partie de sa maison est consacrée spécialement à son savoir faire. Anne Laure est tisserande. C’est une des six lauréats 2015 du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art, organisé par Ateliers d’Art de France. Un métier traditionnel certes, qu’elle a choisi de faire et de faire évoluer. En travaillant avec des matières comme de la soie ou du coton comme principe de base, elle y ajoute du volume en s’appropriant et en inventant de nouvelles matières. Ses tissus sont remplis de sensibilité et de douceurs. Elle teste de nouvelles textures, de nouvelles formes, de nouvelles manière de faire et de fabriquer. Elle sort du plan, de l’orthogonalité. Le métier à tisser prône au centre de son atelier baigné de lumière. Cet après midi là, elle cherchait à tisser du papier en collaborant avec le travail de Julie Auzillon, relieuse,également lauréate du prix.

Pour comprendre un peu plus son travail, je lui ai posé quelques questions.

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01/Pour commencer, quelle est ta formation professionnelle ?

Après un baccalauréat Arts Appliqués à Nîmes, je suis entrée à l’Ecole Supérieure d’Art Françoise Conte, dans le douzième arrondissement à Paris. C’est dans cette école de création textile, à travers différents ateliers tels que maille, costume, accessoire et tendance que j’ai fait l’expérience de la matière et la couleur avec une grande liberté. J’ai alors compris que je pouvais m’exprimer pleinement et à l’infini grâce à ces éléments. Je pouvais trouver dans cette expérience mon vocabulaire et le réinventer à volonté.

J’ai ensuite été formée à la technique du tissage en section Métiers d’Art à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré, à Paris. J’y ai découvert l’outil pour la première fois avec toute sa complexité mais aussi et surtout les possibilités techniques qu’il offrait et le jeu, tout ce qui fait la richesse du métier.

02/ Comment l’idée de faire ce métier rare t’est venue ?

Ma première expérience tissée s’est faite à l’âge de 8 ans, j’avais reçu en cadeau de Noël un métier à tisser pour enfant. Je me souviens de l’émerveillement en déballant ce paquet lorsque je découvris cet objet jusqu’alors inconnu. Pour moi ce n’était encore qu’un jeu mais sans doute que la graine d’une vocation était déjà semée !

L’envie d’en faire mon métier n’est venue que bien plus tard, lorsque je rencontre au lycée une nouvelle élève, Angélique. Elle veut être créatrice textile ! Ces mots résonnent tellement fort que je lui demande de me parler de ce métier, elle me montre alors des recherches personnelles qu’elle faisait en collage, avec différents matériaux, des compositions de motifs, des gammes de couleurs….

J’étais fascinée. J’ai découvert avec elle l’univers du textile où (presque) tout est possible, créer, expérimenter la matière et les couleurs, sans limite. J’ai réalisé que tout ce que j’aimais, était réunit dans ce métier.

A la même période je fais la visite des portes ouvertes de l’Ecole Duperré et c’est une révélation lorsque je rencontre ce bel objet qu’est le métier à tisser! Je serai tisserande.

Et aujourd’hui, lorsque je tisse, je joue.

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03/ Ton travail respecte les techniques traditionnelles mais aussi innove dans la recherche de nouvelles méthodes de travail ?

Bien que le tissage soit une technique d’une grande richesse aux possibilités infinies, j’ai très vite rencontré des limites. Celle du plan, de la perpendicularité, de l’ordre, la limite du cadre. Il y avait quelque chose de trop carré pour moi. Mon désir a été d’aller au delà du motif, de dépasser le « grain » du tissu, de sortir de ce cadre. J’avais envie de donner du relief et du corps au tissu et la matière s’est alors imposée à moi.

Parce que je voulais absolument respecter tout ce qu’impose la technique avec ses règles, ses calculs et ses étapes, les questions que je me suis posées étaient « comment intégrer la matière au tissage ? », « comment la matière peut être à la fois le décor de l’étoffe, sa qualité et participer à la construction même de cette étoffe ? »

Je me suis donc donner des règles de jeu : toujours intégrer la matière au cœur du tissage, ne pas revenir sur le travail de cette matière une fois le tissu terminé, être toujours dans la découverte et la surprise, laisser la matière me guider, être dans la recherche de sensations.

Aujourd’hui, cette « limite » n’en est plus une, elle est plutôt un repère et devient le centre du défi.

Ce que j’aime c’est à la fois la rigueur qu’impose la technique et la folie que peut apporter la matière, c’est proposer des étoffes singulières réalisées avec un savoir-faire traditionnel, c’est respecter chaque étape bien distincte de l’élaboration de la chaîne, dans l’ordre et le temps qui lui sont impartis et expérimenter la matière en laissant place au hasard, à la magie de l’instant et à l’aléatoire.

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04/ Comment procèdes-tu dans la création de tes tissus ? Tu dessines d’abord ?

Je n’ai pas vraiment de ligne de conduite, chaque création est une histoire différente, une écriture nouvelle à expérimenter et l’approche dépend aussi de l’inspiration.

Je visualise beaucoup, j’imagine le textile, une idée de sensation que j’aimerais retranscrire. Cette image mentale, je peux la poser sur un bout de papier, très rapidement, avec un mot ou deux qui l’accompagnent, pour ne pas l’oublier et laisser place à d’autres idées mais je ne fais pas de croquis préparatoire. J’ai très vite besoin d’aller à la rencontre de la matière, de voir comment elle réagit, ce qu’elle me propose. En revanche il y a tout de même les étapes incontournables du montage de la chaîne avec ses petits calculs, suivant la densité du tissu que je veux obtenir, le nombre de fils au centimètre, les dimensions, l’ordre d’enfilage des fils de chaine, le point d’armure. Ce sont les informations de base de la construction où l’aléatoire n’a pas de place, je les écris.

Une fois la chaîne montée, elle est prête à accueillir la matière et l’aventure commence.

05 / Tes créations évoluent entre commandes, collaborations et initiatives personnelles ?

Oui, ce qui est passionnant avec le textile c’est qu’il peut avoir plusieurs destinations et voyager entre objet d’art, installation, je le conçois aussi comme matériau pouvant être appliqué à de l’objet.

Mes créations évoluent entre ces univers.

J’ai réalisé des commandes pour des particuliers qui m’ont découverte sur des expositions. Généralement, ces personnes me livrent un peu de leur histoire, de leur intimité, si c’est un cadeau ils me parlent de la personne à qui le textile est destiné, de leur lien. Chaque mot me guide et nourrit le projet, c’est une belle source d’inspiration.

Les collaborations sont surtout basées sur la recherche textile en tant que matériau pour une destination produit bien définie. La diversité des champs d’application du textile me permet d’aller à la rencontre d’autres savoir-faire et me confronte également aux exigences et contraintes des professionnels avec qui je travaille. C’est un exercice très enrichissant ! J’ai deux projets avec des artisans de la région Champagne-Ardenne, l’un est ébéniste et l’autre maroquinier.

Je réalise également des pièces uniques, témoins de ma démarche. Celle-ci consiste d’une part à libérer le textile de sa seule dimension utilitaire en concevant des étoffes qui existent pour elles-mêmes, en tant qu’objet d’art et d’autre part, utiliser le tissage comme une écriture qui me permet d’exprimer des émotions et proposer des histoires sensorielles. Je citerai par exemple, la pièce

Yû Zuru (La Grue du Crépuscule), une cape en tissage de papier, inspirée d’une légende japonaise du même nom, grâce à laquelle j’ai été remarquée pour le Prix de la Jeune Création. Cette œuvre a également participé à l’exposition Koromo, organisée par Shukuko Voss Tabe de l’association Amitiés Tissées (www.amitiéstissées.com), présentée à la Textilkunst Galerie à Salzbourg (www.sammlung-aichhorn.at) et à la Galerie Mingei à Paris (www.mingei-arts-gallery.com), peut-être un jour prochain au Japon ?

06/ Le Prix de la Jeune Création te permet de mettre en avant ton savoir-faire et te rendre plus visible, quels sont tes futurs projets ?

Ce prix est une belle reconnaissance et un réel soutien pour moi parce que, bien plus que mon savoir-faire, il me permet de mettre en avant mon écriture et ma vision du textile.

Cette visibilité m’offre l’opportunité de présenter mes créations à une clientèle ciblés sur les salons professionnels tels que Maison et Objet en septembre dernier ou très prochainement le Salon International du Patrimoine Culturel, du 5 au 8 novembre 2015 au Carrousel du Louvre.

J’y exposerai mon travail avec celui de Julie Auzillon, relieuse et l’une des 6 lauréates du Prix de la Jeune Création. Nous présenterons à cette occasion une pièce commune liant nos savoir-faire respectifs autour de nos deux points communs : le papier et le lien.

Ce prix c’est aussi la rencontre de cinq personnalités aussi belles que singulières, que sont les autres lauréats. Nous participons tous les six à l’exposition Transmission au Studio 411 Galerie à Montpellier, du 20 octobre au 12 Décembre 2015, grâce à Sébastien Carré (lauréat, créateur de bijoux contemporains) qui est à l’initiative de ce projet et commissaire de l’exposition.

Enfin, pour donner une plus grande visibilité à mon savoir-faire et à ma démarche et ainsi permettre aux professionnels de se projeter plus facilement dans des projets textiles, j’ai ressenti le besoin de réaliser des collections de tissus dans une large variation de matières. Une sorte de gamme d’expériences.

07/ Quelle sont tes sources d’inspirations, des artistes que tu aimes dans des domaines différents ?

Mes sources d’inspirations sont très diverses mais ce sont des choses très simples. Je me sers en fait de tous mes sens comme des outils pour goûter ce qui m’entoure.

Cela peut être un mot que j’ai envie d’explorer et de réinterpréter en lui donnant forme et matière. Un roman, comme Le Cœur Cousu de Carole Martinez par exemple où l’ histoire, construite sous forme de conte m’a littéralement plongée dans un univers fantastique, mêlant couleurs, matières et émotions et dont les textiles décrits sont presque personnifiés.

Cela peut-être aussi une sensation que j’ai envie de retranscrire. Je suis très à l’écoute de mon environnement, j’aime me balader dans les bois, observer ce que la nature me présente, marcher le long de la Meuse, pied nu dans l’herbe. Lorsqu’il vient de pleuvoir c’est délicieux !

Tous ces éléments et sensations viennent alimenter des paysages mentaux, des images textiles.

Aussi, je suis fascinée par les sculptures en chocolat de Patrick Roger autant que par sa démarche concernant le goût. Celle-ci m’interpelle parce que sensible à mon approche relative au toucher.

Je suis en admiration devant la force des œuvres de Olga de Amaral, qui évoquent pour moi des peaux et se situent entre textile, sculpture et architecture.

Et enfin, la musique d’ Ibrahim Maalouf me fais voyager à travers des variations de gammes colorées incroyables.

08/ Quels sont tes derniers voyages ?

Mon dernier voyage, Cagliari, en Sardaigne, au mois de septembre dernier, une petite pause entre deux salons. J’ai aimé m’y perdre et flâner dans les rues.

Pour les curieux, la Sardaigne est un vrai trésor !

J’y ai fait de belles rencontres, notamment une jeune femme, Giorgia, qui m’a offert de son temps pour partager l’amour qu’elle a pour sa région. Elle m’a présenté les spécialités et les savoir-faire traditionnels, m’a raconté des histoires autour des symboles comme le paon ou le bouton et m’a fait découvrir une technique de tissage « A Pibiones » !

J’ai eu la chance de passer une soirée dans le jardin sonore de l’artiste Pinuccio Sciola, le sculpteur qui fait chanter les pierres… C’était une expérience sensorielle fabuleuse !

Et pour la fin du voyage, la visite de l’atelier musée de Chiara Vigo, une tisserande Maître du Byssus. Elle est la seule au monde à détenir cette technique de tissage utilisant les fils de Pinna Nobilis, ou grande nacre, et les secrets de teinture à base d’algue. Elle tient cet art de sa grand-mère et le transmet à sa fille, elle est considérée comme patrimoine vivant. Sa seule mission et de transmettre cet art et de le protéger. La tradition lui interdit de vendre ses pièces, de les échanger et d’enseigner cette technique. Elle travaille dans le respect de la matière, de la vie animale et de la mémoire.

09/ Tes coups de cœur expo ?

J’ai deux énormes coups de cœur expo !

La première est Tisser la Couleur du 5 novembre 2014 au 17 janvier 1015 à la Maison de la Culture du Japon à Paris. C’était la première exposition consacrée à Fukumi Shimura, Trésor National Vivant au Japon. Depuis plus d’un demi siècle, elle tisse des kimonos avec des fils de soie qu’elle teint avec des végétaux. Elle exprime dans ses créations sa fascination pour la nature et l’infinie variété de ses couleurs. J’ai eu l’immense chance et honneur de la rencontrer et de participer à un atelier de teinture animé par sa fille Yôko Shimura.

Ce moment a été pour moi une expérience colorée très émouvante.

Le deuxième coup de cœur, c’est l’exposition Borders, Voyage en Territoire Textile, qui a été présentée du 3 au 15 mars 2015 au Musée de L’Histoire de l’Immigration à Paris. C’est dans le cadre de l’exposition Fashion Mix qu’elle a été créée, interrogeant sur la mode de la rue à travers la matière du vêtement et le message qu’il transmet. A l’initiative de ce projet, deux plasticiennes, Sokina Guillemot et Jeanne Goutelle, ont travaillé avec des lycéens sur le vêtement manifeste. Les pièces de chacun étaient présentées, accompagnées du cartel relatant la démarche personnelle de l’élève. C’était très intime et tellement touchant de voir a quel point ces jeunes adultes ont livré par le textile leur peur, leur joie, leur souvenir, leur handicap ou leur condition et de s’apercevoir que par ce médium les tabous disparaissent. Je regrette qu’elle n’ait pas durée plus longtemps.

10/ Des bonnes adresses dans les Ardennes ?

Je vous révèlerais bien deux charmantes boutiques, l’une s’appelle Sinôk Circus, vous serez accueilli par Morgane Lecomte qui réalise des sacs et pochettes et l’autre, La Mare au fée où Nathalie Génin conçoit des coiffes et chapeaux. Toutes deux proposent des pièces uniques et réalisent vos envies sur mesure.

Pour les amoureux de Rimbaud, bienvenue dans sa ville natale ! Vous pourrez visiter son musée sur l’Ile du vieux Moulin (fraîchement réouvert après dix huit mois de travaux)et La Maison des Ailleurs, créée dans un immeuble où la famille Rimbaud a vécue qui est le deuxième espace consacré au poète. Sans oublier la librairie Rimbaud où vous trouverez tous les ouvrages, les collections, les affiches ou encore dessins sur Arthur.

L’événement a ne pas manquer à Charleville c’est le Festival Mondial des théâtres de Marionnettes. Elles investissent la ville tous les deux ans au mois de septembre, en s’exprimant sous toutes formes, dans tous les lieux, même parfois les plus improbables…

C’était cette année… rendez-vous en 2017 !

 Article en collaboration avec Ateliers d’Art de France

Anne Laure Coullomb

Tisserande

http://www.annelaurecoullomb.com/

Anne Laure sera présente  au salon international du patrimoine culturel

du 5 au 8 novembre 2015

 

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5 Comments

  • Reply Atelier de Curiosité 25/10/2015 at 14:43

    Encore une rencontre dingue ! Merci pour cette escapade dans l’atelier d’Anne Laure, c’est passionnant !

    • Le Polyèdre
      Reply Le Polyèdre 29/11/2015 at 16:12

      MERCI bcp pour ton commentaire déborah !

  • Reply Aloÿse_ADC 27/10/2015 at 11:52

    J’étais certaine de voir Deborah commenter cet article. Le tissage fait parti de nos grands questionnements et inspiration donc lire cette interview et voir tes très belles images ne peut que faire battre notre coeur.

    • Le Polyèdre
      Reply Le Polyèdre 29/11/2015 at 16:12

      oh merci pour ce doux commentaire !!!

  • Reply #PAPIER – les objets poetiques 31/03/2016 at 08:22

    […] Le papier entrelacé ou enroulé pour laisser passer la lumière, (Sandra Clodion, Béatrice Desrousseaux, Charlot&cie), décliné en volutes, en sillons, en plein, en déliés, en tranches minuscules pour raconter un autre monde (Ferri Garcès, Anne-laure Coulomb). […]

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